mardi 8 juillet 2008

Les tarifs

Si on lit les blogues, en fait si on parle à des traducteurs dans à peu près n’importe quel contexte, on apprend bientôt que les tarifs sont trop bas, voire à la baisse en dollars constants.

Certains blogueurs se trouvent dans un coin du monde où les pratiques sont quelque peu douteuses : 7 $ la page pour une traduction avec mise en page? Voilà qui doit être dénoncé. Mais chez ces clients qui recherchent le profit avant tout, quels arguments utiliser?

Ailleurs, on se réjouit d’un forfait qui semble raisonnable au premier coup d’œil. Mais voilà, 1000 $ par semaine pour ce qui demandera sans doute un effort exceptionnel, ça me semble peu, malgré l’hébergement dans un quatre étoiles (on ne dit rien des repas; présumons qu’ils sont fournis).

Il est également intéressant de constater que les mêmes chiffres peuvent entraîner des conclusions opposées, notamment en ce qui concerne les résultats du sondage sur la tarification de l’ATA.

Dans son blogue Thoughts On Translation, Corinne McKay voit le verre à moitié plein : « I was surprised by how much the average full-time freelancer’s income has risen (to slightly over $60,000...). »

Ailleurs, dans un article du Translation Journal, Bernie Bierman le trouve plutôt à moitié vide :
In other words, very clear other words, an annual income of $70,000 is at best the income of a co-breadwinner. More so in the case of someone earning $60,000, which as pointed out constitutes the average earnings for all freelance translator categories. But in today's realm of economic realities, those figures (of $60,000 and $70,000 gross) are probably nothing more than a household supplementary income. Notwithstanding the bellowing by translators that theirs is a profession, the above figures and all of the other figures shown in the 2007 compensation survey don't look exactly like professional earnings.

En guise de conclusion, voici un article signalé dans le groupe de discussion des utilisateurs de Déjà Vu. Il analyse l’effet de la stagnation des tarifs sur les profits d’un grand cabinet de traduction. De là à suggérer à l’entreprise de faire appel à l’omnipotente main-d’œuvre chinoise pour retrouver le chemin de la rentabilité, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par l’analyste cité. Aberrant!

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