mardi 9 juin 2009

Google Translator Toolkit

Google lançait aujourd’hui son outil de traduction, qui avait été dévoilé accidentellement il y a près d’un an. Fait à noter : tout l’aspect de mise en relation des clients et pigistes, que traducteurs et agences avaient décrié à l’époque, en a été évacué; l’outil présenté n’est ni plus ni moins qu’un gestionnaire de mémoire de traduction gratuit.

En voici un aperçu :



J’en ai fait l’essai avec une page de Wikipedia et je dois avouer que ce n’est pas mal pour un outil en ligne. Il pourrait s’avérer utile pour le traducteur autonome qui ne souhaite pas remplir les poches de SDL-Trados et concurrents. Ai-je mentionné qu’il permet le partage des mémoires de traduction? Voilà une caractéristique absente de bien des outils coûtant plusieurs centaines de dollars...

Mais qu’en est-il du traducteur agréé? Hé bien, son code de déontologie ne lui permet pas d’utiliser un tel outil, pour cause de confidentialité. En effet, si j’ai bien compris la licence d’utilisation, les traductions réalisées à l’aide de l’outil viennent automatiquement améliorer le traducteur automatique Google Translate, même si on opte de ne pas partager ses mémoires de traduction. Le contenu confidentiel de son client risquerait ainsi de se voir révélé au grand jour.

Donc, pas touche pour les trad. a.!

dimanche 7 juin 2009

Google Wave : Beaucoup de potentiel pour les langagiers

Récemment, Google lançait un nouveau concept de communication appelé Google Wave. Le produit n’est pas encore commercialisé qu’il suscite beaucoup de réactions.

Voici une mise en situation par Andy Ihnatko qui souligne combien cet outil pourrait devenir intéressant pour les langagiers. Je n’aime pas le robot traducteur, vous vous en douterez bien. À moins que celui-ci ne cache en fait un langagier en chair et en os... Naissance d’une nouvelle spécialisation, l’interprète-clavardeur (ou « chaterprète » en hexagonal) ?

Pour un survol un peu plus technique, voici un excellent article du site Mashable, qui propose également une chaîne d’information au sujet de Google Wave.

Toujours curieux ? Si vous en avez le temps, je vous suggère de visionner la présentation faite par Google. Attention, elle dure une heure vingt. J’aimerais bien, un jour, trouver le temps de la visionner moi-même.

mardi 19 mai 2009

Wolfram|Alpha : site idéal pour traducteurs en mal de conversion

Le traducteur doit souvent convertir des mesures du système impérial au système international (ou métrique). Ou vice versa, j’imagine, pour ceux qui traduisent vers l’anglais.

Voilà pourquoi, depuis la nuit des temps (une dizaine d’années, quoi), les traducteurs s’échangent les « bons sites » de conversion. Si tout le monde avait son préféré, aucun ne faisait consensus, en tout cas pas avant aujourd’hui. En effet, grâce à M. Steven Wolfram, toutes ces destination sont dorénavant vouées à l’oubli.

Le site Wolfram|Alpha, la soi-disant « première phase d’un ambitieux projet de longue haleine visant à rendre calculable par le premier venu toute connaissance structurée » (traduction libre), rend caducs tous les sites de conversion. Vous n’avez qu’à saisir une mesure dans le champ et à appuyer sur la touche d’entrée. Après quelques secondes, différents résultats s’affichent; les chances sont bonnes que ce que vous cherchez s’y trouve.

Si vous voulez en prendre plein les yeux, je vous suggère de visionner la démonstration. Il suffit de quelques secondes pour se retrouver bouche bée. Bravo M. Wolfram, et merci!

lundi 23 mars 2009

La transition

Certains d’entre vous le savez déjà : je travaille pour Hydro-Québec depuis le 2 février. L’heure est donc à la transition. Je ne cesse pas de cogiter, mais pour l’instant, je peine à trouver le temps de coucher mes idées sur clavier. Alors patience, si quelqu’un m’écoute, je reviendrai sous peu, une fois le nouvel horaire apprivoisé...

vendredi 7 novembre 2008

La traduction machine, aujourd’hui et demain

À quand la traduction par une machine intelligente?

Le traducteur et programmeur Ryan Ginstrom (GITS Blog) présente un résumé de l’histoire de la traduction machine et des scénarios possibles pour son évolution future.

Je ne partage pas son enthousiasme quant au moment où nous pourrons simuler un cerveau humain à l’aide de puces informatiques (il s’attend à le voir de son vivant), mais les scénarios qu’il entrevoit ont l’avantage de faire réfléchir.

De mon côté, j’aime bien celui de l’évolution graduelle, sauf que j’inverserais les rôles dans son petit paragraphe de mise en situation :
Traducteur : « Mon cher ordi, je ne crois pas que tu aies bien compris le sens de cette phrase : ce n’est pas comme ça que fonctionne un bidulomètre. Et puis je préférerais que tu accordes le verbe avec les deux sujets.

(Pause de deux secondes)

— Voilà, c’est mieux! »

Fini le clavier! Enfin, pas tout de suite...

mercredi 5 novembre 2008

Le Congrès approche!

Le temps est venu de s’inscrire au Congrès 2008 de l'OTTIAQ, qui se tiendra le vendredi 28 novembre. Le thème de cette année, la spécialisation, reste d’actualité dans un marché en pleine explosion, où toutes les entreprises, même celles occupant d’étroites niches, cherchent à ouvrir de nouveaux marchés. Par ailleurs, si vous vous considérez comme généraliste et que ce thème ne vous parle pas, je vous propose un billet du Translation Journal à ce sujet.

Depuis que je me suis joint à l’Ordre, il y a plus de 10 ans, j’ai toujours considéré le Congrès comme le plus important rassemblement de l’année. Il permet d’échanger avec ses pairs, avec les membres du Conseil d’administration (anciennement le Bureau), avec des étudiants, avec des membres venus d’ailleurs au Canada, et j’en passe. Tout le monde y étant sur un pied d’égalité, les discussions se révèlent souvent surprenantes!

Le Congrès a toujours été un excellent endroit où aller pour tâter le pouls de la profession et du marché. Tout ce qui a changé pour les professionnels au cours de la dernière décennie a été discuté au Congrès, que ce soit en atelier, lors d’une plénière ou entre collègues, lors des quelques pauses. L’émergence des grands cabinets étatsuniens, l’impartition des services de traduction, le recours grandissant aux outils informatiques d’aide à la traduction, tous ces sujets ont fait l’objet de vives discussions au Congrès. Si l’avenir de la profession vous inquiète, venez en discuter avec vos pairs!

Par ailleurs, n’oubliez pas que depuis 2007, le Congrès est jumelé à une journée de formation, qui a lieu le lendemain. Si vous songez à acheter un outil d’aide à la traduction, par exemple, l’atelier qui compare trois des principaux outils s’avérera pour vous un moment décisif. Ce seul atelier, en vous évitant d’acheter un outil qui ne conviendrait pas à vos méthodes de travail, peut rentabiliser votre investissement, pécuniaire comme temporel, dans ces deux journées.

Sur une note plus personnelle : c’est par l’entremise du Congrès que je me suis trouvé à m’impliquer dans les comités de l’Ordre; je peux donc confirmer que c’est une excellente porte d’entrée pour quiconque aimerait se porter volontaire mais ne sait pas par quel bout commencer. Si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à m’aborder au Congrès pour en parler : si je n’ai pas la réponse à vos questions, je trouverai quelqu’un pour vous aider.

Finalement, une dernière note à l’intention de traducteurs de l’extérieur du Québec, voire même du Canada : nous serons heureux de vous accueillir. Je sais que la région de Boston, par exemple, compte de nombreux traducteurs et agences. Venez nous voir, vous n’êtes qu’à quelques heures de route!

Au plaisir de vous y retrouver en grand nombre!

vendredi 19 septembre 2008

Pour se comprendre, faut se parler!