dimanche 26 février 2012

Alerte typographique

Vu dans le métro vendredi matin.


Ce qui choque le plus, c’est l’apostrophe. Incroyable quand même qu’un graphiste travaillant pour une agence de pub puisse faire une telle bourde d’amateur.

Le truc pour l’éviter est pourtant simple : tapez « J’aime », puis supprimez le J. Au moins, comme ça, pas de risque d’avoir un apostrophe à l’envers.

Et le tréma sur le J ? C’est un gag visuel qui rappelle le ï dans le nom de l’entreprise, alors ça passe! En tout cas, ça passe mieux qu’un apostrophe laissé à l’envers par mégarde ou ignorance ou insouciance.

mercredi 21 décembre 2011

La fin du Bureau de la traduction ?

D’après un reportage de Radio-Canada, un « consultant » aurait reçu le mandat de partir à la recherche d’économies à réaliser au sein du Bureau de la traduction. Qui n’entrevoit pas dans ce mandat le spectre d’une nouvelle vague d’impartitions comme celle qui a déferlé sur le Québec depuis une vingtaine d’années ?

Or, si les traductions du GC cessent de faire l’objet d’une révision par les professionnels chevronnés du BT, la plaie que sont les mauvaises traductions — que l’on constate déjà dans le site Web de certains ministères et organismes fédéraux — risque de se transformer en veritable épidémie.

En effet, on sait que le gouvernement actuel ne fait pas une place enviable aux francophones dans les ministères. Dans un tel contexte, il y aura de moins en moins de personnel en mesure de contrôler la qualité de traductions livrées par des cabinets de Toronto, de Calgary, de Vancouver, voire de Pékin.

La langue francaise au Canada aura alors perdu un important allié.

lundi 21 novembre 2011

Traduction et tarifs : quelques réflexions de la Marmite

Voici un petit billet qui résume bien les enjeux relatifs à la tarification de la traduction. Et qui me rappelle que je n’ai pas abordé cette question lors de ma récente formation sur la traduction d’emballages. Merci la Marmite !

dimanche 6 novembre 2011

Ce que jai vu à l’AGE

L’assemblée fut.

Certains se sont déclarés vainqueurs au lendemain de celle-ci. Les membres réunis ce soir-là ont choisi de demander qu’on enlève à Paul son assurance collective, sa plateforme de formation à distance, sa permanence au Centre-ville — et quoi d’autre encore — pour donner à Pierre le droit de se présenter à la pharmacie sans carte d’assurance médicaments, comme s’il travaillait au salaire minimum et qu’il avait besoin de l’aide de l’État pour rejoindre les deux bouts.

Ce que j’ai vu ce soir-là, ce sont des vainqueurs pour qui la seule injustice qui compte, c’est celle dont ils se croient la victime privilégiée. Quelle importance si réparation pour celle-ci se traduisait en injustice pour les vaincus?

J’ai entendu de nombreux vainqueurs jeter leur fiel et leur mépris sur les bénévoles qui se dévouent à faire avancer la profession. Je ne m’attends pas à les revoir en comité, ils n’ont sans doute jamais entendu parler de John F. Kennedy et de son inoubliable « Ask not… » De tout façon, ils risqueraient d’apprendre que leur géniale idée a également taquiné l’esprit de bien d’autres avant eux, et des plus dévoués.

J’ai vu des vainqueurs accuser de corruption une femme qui a donné à sa profession et à son Ordre sans rien demander en échange. Aurait-elle cru qu’elle recevrait un jour une telle gifle? Encore une chance que nous avons pour président un homme qui a su se porter à sa défense. Merci François pour cette sainte colère, elle me fut salutaire.

La dernière chose que j’ai vue ce soir-là, c’est que nous, Québecois, sommes tellement convaincus de la corruption qui se tapit dans le cœur des autres que, le plus souvent, nous lui faisons la part belle en donnant à nos intérêts propres un plus grand poids qu’à ceux de la collectivité.

Ce ne fut pas pour moi un grand soir.

jeudi 6 octobre 2011

Élégie

Un Macintosh Plus
Trois iMac, Fraise, Lime et Graphite
Un iBook Snow
Un PowerMac
Un iMac G5
Un Mac mini
Un iPod shuffle
Un iPod nano
Un iPhone sans contrat, mode Avion activé en permanence

Avec ces appareils, j’ai traduit des millions de mots, écouté des milliers de chansons et de baladodiffusions, et lu une quantité inimaginable d’information.

Merci, Steve, et adieu!

mardi 6 septembre 2011

Êtes-vous un simple fournisseur ?

Voici un article intéressant sur la relation client-fournisseur. Beaucoup d’entreprises gèrent les langagiers comme de simples fournisseurs. Je crois que nous commercialisons plutôt notre talent, ce qui exige une autre gymnastique.

vendredi 2 septembre 2011

Êtes-vous « post-PC » ou « PC-plus » ?

Voici deux articles sur l’avenir de la micro-informatique et l’influence des appareils intégrés (téléphones intelligents, tablettes et autres livrels).

Dans le premier, sur le site Techcrunch, l’auteur se penche sur le fait que pour un nombre croissant d’utilisateurs, le micro-ordinateur n’est plus le moyen privilégié d’interaction avec la chose électronique (Web, vidéo, livre, etc.). Il exclut de ce groupe les journalistes, et je crois que ce qu’il dit à leur sujet s’applique également aux traducteurs, qui doivent également saisir une grande quantité de texte.
 
Dans le second article, sur le site de la revue Time, l’auteur aborde la guerre de relations publiques entre les tenants du « post-PC » et du « PC-plus ». À savoir, l’avenir passera-t-il outre le micro-ordinateur, ou ce dernier se trouvera-t-il au centre d’une constellation d’appareils ?

Peut-on imaginer un avenir où le traducteur n’est plus enchaîné à son ordinateur ? Il y a déjà eu l’ère de la dictée…

Et vous, quels outils « post-PC » avez-vous intégré dans vos méthodes de travail ?